This is featured post 1 title
Replace these every slider sentences with your featured post descriptions.Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these with your own descriptions.

This is featured post 2 title
Replace these every slider sentences with your featured post descriptions.Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these with your own descriptions.

This is featured post 3 title
Replace these every slider sentences with your featured post descriptions.Go to Blogger edit html and find these sentences.Now replace these with your own descriptions.

mercredi 24 octobre 2012
Billet : Tabaski 2012, au nom du bélier
C’est le vendredi prochain que la communauté musulmane va célébrer l’Aïd -el- Kebir, prosaïquement appelé la fête des moutons. La semaine pourrait bien s’appeler la semaine du mouton. Difficile d’être chef de famille à cette approche de la fête. Surtout par ces temps de crise où la conjoncture est jugée difficile par les surenchères de toutes sortes. Loin s’en faut. En effet Le challenge est grand pour les chefs de famille : il faut perpétuer le sacrifice d’Abraham pour témoigner sa bonne foi au bon Dieu. A cet exercice, chacun y va de sa manière. D’aucuns le font pour se rapprocher davantage de Dieu. D’autres par snobisme cherchent le plus gros et gras mouton de la rue ou du quartier pour se faire remarquer. Pourtant les préceptes coraniques sont clairs : il n’est guère fait obligation à un fidèle qui n’a pas les moyens.
Pris en sandwich par les femmes qui réclament à cors et à cris l’argent pour les habits de fête des enfants et ces derniers qui attendent impatiemment le mouton de fête pour relever la tête face à leurs amis du coin qui s’affichent ostensiblement avec leur beau bélier. Il faut faire feu de tout bois pour satisfaire les desiderata de sa famille.
C’est le cas Mamadou, un de ces Maliens moyens qui arpentent les rues et quartiers à la recherche de la pitance quotidienne. Le pauvre ne dort presque pas depuis quelques jours, obnubilé qu’il est, par l’idée d’acheter l’animal de sacrifice. Pas besoin de réveil, il s’arrache de son lit aux aurores de lui-même. Une fois dans la rue, comme un fou, il s’engage dans un soliloque en vue de tracer tous les plans possibles pour arriver à sa fin. A la vue des béliers si proches mais si loin, il devient furax contre les vendeurs de moutons qui écument les marchés et les quartiers de la capitale. Car, maugrée-il, ce sont des cafres qui en rajoutent à la souffrance des gens. Allusion faite par lui au prix toujours élevé des prix nonobstant les efforts du gouvernement. Il dévie autant que faire qu’il peut les chemins qui passent par les marchés à bétail.
Faut-il aller jouer au pickpocket au grand marché en proie un charivari indescriptible ? Faut-il jouer au faux marabout au coin de la rue pour plumer quelques pigeons en quête de formules miraculeuses ? Où faut-il tout simplement aller nuitamment enlever subrepticement dans une famille l’animal de toutes les convoitises ? Autant de questions qui passent par la tête de Mamadou. Comme quoi au nom du mouton de fête, tous les coups sont permis !
lundi 22 octobre 2012
Médias : la tyrannie de la rumeur
Sommes-nous actuellement dans une société de désinformation ? Loin d’être saugrenue, la question mérite d’être posée tant les rumeurs ont, pour ainsi dire, le vent en poupe dans le Mali en crise. Et quand on sait que les spécialistes de la sociologie des médias retiennent la rumeur parmi les diverses manifestations de la désinformation. Les canaux traditionnels d’information que sont les médias semblent se résigner devant ce qu’on pourrait appeler l’inflation les rumeurs qui lui tiennent la dragée haute. Devant la difficulté d’accès aux sources d’information ou souvent par boulimie de scoop, des journalistes n’hésitent pas de relayer ces informations non vérifiées. Le plus vieux média du monde pour reprendre Jean-Noël Kapferer est en passe de prendre les commandes du quatrième pouvoir. Chaque jour qui passe suffit son lot de rumeurs aussi rocambolesques les unes les autres. Au grand désarroi des populations échaudées par les récentes convulsions liées aux événements du 22 mars dernier. Car l’une des caractéristiques de la rumeur est la négativité. Elle rapporte généralement des nouvelles inquiétantes comme des accidents, la agressions, les meurtres…
Tantôt c’est la rumeur d’une brouille entre le capitaine Sanogo et Dioncounda ou avec sa troupe, tantôt l’homme fort de Kati est victime d’accident ou de la liquidation des Bérets rouges à Kati . Il serait fastidieux d’égrener ici le chapelet de rumeurs qui ont donné des sueurs froides au peuple. La dernière rumeur qui fait le buzz, c’est la nouvelle de l’arrestation de l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Gal Sadio Gassama. Une arrestation qui remonterait entre le 21 et le 22 septembre dernier et consécutive à la dénonciation par un adjudant chef de l’armée pris flagrant délit de sabotage des sur les engins blindés de Kati. A ce rythme, il ne serait pas étonnant qu’on nous annonce la fin du monde demain matin’’ déclarait il y a quelques jours, avec une pointe d’humour, un vieillard excédé par la de valse de rumeurs.
A l’instar des groupes islamistes qui dictent leur loi au Nord, la rumeur aussi exerce sa tyrannie surtout au Sud. Pouvait –il en être autrement ? Comme dirait l’autre, la rumeur est le marché noir de l’information. Elle est très souvent secrétée par l’absence d’informations émanant de sources officielles. Or la crise a semblé donner une constipation communicationnelle aux autorités qui ne distillent que parcimonieusement les informations.
Billet : le Mali multiple et divisible...
Le Mali un et indivisible ! C’est la formule magique du moment et de loin la plus usitée depuis la chute des trois régions du Nord du pays. On croirait qu'elle ouvre toutes les portes du bonheur...
Tout le monde se l’approprie et entonne le refrain à tout bout de champ. Les hommes politiques, les associations et autres regroupements manient la formule à l’envi comme pour libérer le trop plein de patriotisme ou de chauvinisme. Histoire de défier peut-être les islamistes qui ont pignon sur rue dans les zones occupées. Même Toto dont la performance scolaire n’a pas dépassé le cap de la première année fondamentale a fini par mémoriser l’incantation et l’utilise correctement pour montrer qu’il a pu glaner quelques traîtres mots de la langue de Molière pour en faire une phrase. Le citoyen lambda à force d’ingurgiter les mêmes formules éculées en est tout simplement blasé.
« La mayonnaise tarde à prendre… »
Seulement voilà, la mayonnaise tarde à prendre. Le cantique a du mal à produire des effets escomptés. Elle sonne creux, ses échos n’atteignent guère un lointain horizon. Les régions demeurent toujours dans le giron des bandits armés qui y imposent leurs pratiques antédiluviennes au grand des populations, réduites à la résignation faute de sauveurs. Ironie de la formule, au lieu d’avoir le don de raffermir l’union entre les Maliens, elle semble les diviser. Dès le lendemain du putsch, cette division entre les hommes a commencé avant que celle territoriale n’intervienne à la suite de l’invasion djihadiste. Depuis la division continue sur presque tous les dossiers : sur le coup d’Etat, la formation du gouvernement, sur l’arrivée des troupes militaires étrangères au Mali… et j’en oublie. Alors question, faut-il toujours continuer à rabâcher « le Mali un et indivisible » dans ces conditions ?
En attendant de répondre à cette question périlleuse, trouvons une formule par intérim à l’image du président par intérim. Elle est simple mais pourrait donner des boutons à ceux qui chérissent la première: Le Mali multiple et divisible.